Mises à jour sur les négociations de l'Unité 2, #7 - Des progrès à la table, mais la lutte continue
Le vendredi 22 mai 2026, nous avons tenu notre septième séance de négociation avec McGill dans le cadre de nos efforts pour obtenir une meilleure convention collective pour les surveillant·e·s d’examens. Notre comité de négociation est composé de Sneha Senthil (surveillante, Service de gestion des inscriptions), Maureen Nayebare (surveillante, Service de gestion des inscriptions), Andrews Baada (surveillant, SAA), Ari Blondal (président de l’AGSEM) et Guillaume Forest-Allard (conseiller à la négociation de la FNEEQ).
Comme nous l’avions mentionné dans notre précédent bulletin, nous attendions la réponse de McGill à plusieurs propositions syndicales. Cette séance a permis certaines avancées. McGill a accepté d’informer les surveillant·e·s de leur rôle précis (surveillant·e ou circulateur·trice) avant le début de leur quart de travail, leur donnant ainsi le temps nécessaire pour se préparer adéquatement. L’Employeur a également accepté d’améliorer l’accès au matériel de formation obligatoire en fournissant des guides plus clairs et un soutien technique plus accessible.
Concernant l’attribution des quarts de travail, McGill a accepté un libellé indiquant que les quarts doivent être distribués de la façon la plus juste et impartiale possible. Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, ce langage demeure vague et nous continuerons à faire pression pour le renforcer lors des prochaines séances.
Cependant, plusieurs propositions visant à améliorer concrètement les conditions de travail ont été rejetées sans compromis. McGill a de nouveau refusé de fournir des collations et du café pendant les quarts de travail et a refusé d’imposer des limites à la pratique consistant à accompagner les étudiant·e·s aux toilettes, soutenant que cela est nécessaire au maintien de l’intégrité académique. La position du syndicat demeure claire : l’intégrité académique peut et doit être assurée par un ensemble de mesures, et non en faisant porter aux surveillant·e·s l’entière responsabilité d’inspecter les toilettes et les poubelles.
Nous avons également soulevé le problème récurrent des pauses de 15 minutes que les employé·e·s ne peuvent souvent pas prendre en raison du sous-effectif et de la surcharge de travail. De nombreux surveillant·e·s sont responsables de plusieurs rangées à la fois et estiment qu’ils ne peuvent s’absenter sans imposer une charge supplémentaire à leurs collègues. Nous avons proposé que les surveillant·e·s soient rémunéré·e·s lorsque les conditions opérationnelles les empêchent de prendre leur pause. McGill a rejeté cette proposition, affirmant simplement que les superviseur·e·s peuvent autoriser des pauses lorsque cela est possible — une réponse peu satisfaisante étant donné que les superviseur·e·s sont souvent absent·e·s du lieu d’examen. Cette question demeure une priorité pour le syndicat et nous continuerons à la défendre à la table de négociation.
Plus important encore, McGill a rejeté notre proposition visant à établir des ratios minimaux de dotation pendant les examens. Le syndicat proposait un minimum d’un·e surveillant·e pour trente étudiant·e·s et d’un·e circulateur·trice pour soixante-quinze étudiant·e·s, avec des mesures obligatoires de remplacement lorsque le ratio tombe sous un·e surveillant·e pour quarante étudiant·e·s ou un·e circulateur·trice pour cent étudiant·e·s pendant un examen. McGill a refusé de s’engager à respecter des ratios fixes. C’est inacceptable. Lorsque la dotation s’effondre le jour d’un examen, ce n’est pas l’Employeur qui en subit les conséquences, mais bien les surveillant·e·s qui doivent gérer seul·e·s la situation. Le syndicat demeurera ferme sur cette question lors des prochaines négociations.
Nous nous rapprochons également des discussions portant sur les enjeux monétaires. McGill nous a indiqué qu’elle compte présenter sa proposition salariale prochainement. De son côté, l’AGSEM a déposé sa proposition monétaire dès le début des négociations, laquelle comprend une augmentation salariale atteignant 32 $/heure à la fin de la convention collective. Notre proposition demeure inchangée. Alors que nous entamons cette nouvelle phase des négociations, nous continuerons à revendiquer une rémunération qui reflète l’importance du travail accompli par les surveillant·e·s et qui tienne compte de l’augmentation du coût de la vie.
Nous continuerons à tenir les membres informé·e·s à mesure que les négociations progresseront.
Nous serions ravis que vous vous joigniez à nous lors de notre prochaine session ! Veuillez remplir ce formulaire pour vous inscrire, et nous vous contacterons ! Plus les surveillants sont impliqués dans le processus, plus nous avons de pouvoir et de connaissances :)
Si vous avez des questions, veuillez contacter la présidente de notre comité de négociation, Sneha, à l’adresse invigilator.bc1@agsem-aeedem.ca.
Avec toute notre affection et notre solidarité,
Votre comité de négociation et de soutien à la négociation